Dernière mise à jour le : 

Wies : « Ce n’est qu’après coup que j’ai réalisé que ce sont les hormones qui m’ont autant déséquilibrée mentalement »

Temps de lecture : environ 5 minutes
Dernière mise à jour le : 
Wies Verbeek
Auteur :Wies Verbeek
A middle-aged curvy woman with grey hair sitting by a window and is looking outside

Table des matières

Lors d’un week-end entre amies, l’une des amies de Wies a soudain une violente crise. Une explosion de colère, suivie de larmes. « C’est la ménopause », dit-elle. Ce n’est que des années plus tard que Wies découvre elle-même l’impact que peuvent avoir les fluctuations hormonales sur le mental.

Une crise de colère mémorable

Nous étions quatre amies en week-end. C’était l’occasion de discuter, de sortir dîner et de faire des balades. L’une d’entre nous devait quitter le gîte tôt le dimanche matin. La veille au soir, notre amie Suus avait demandé : « Pouvez-vous me réveiller à temps ? Comme ça, je pourrai dire au revoir à Monique. »

Le lendemain matin, nous avons oublié. Quand Suus s’est réveillée et a constaté que Monique était déjà partie, elle s’est mise dans une colère noire. Pas juste un peu : elle a crié pendant au moins un quart d’heure, avant de finir en larmes. « C’est la ménopause », a-t-elle dit en sanglotant. « Ces derniers temps, je me mets en colère pour tout et n’importe quoi, et je ne me reconnais plus. »

La ménopause a causé du stress

À ce moment-là, je ne comprenais pas vraiment, mais deux ans plus tard, c’était mon tour, et j’ai compris à quel point la ménopause peut vous affecter mentalement. Chez moi, cela ne s’est pas manifesté par de la colère, mais par du stress. Le moindre petit détail me semblait insurmontable. Je me sentais nerveuse, mais je n’ai pas fait le lien avec la ménopause, car j’avais simplement beaucoup de choses en tête.

Ce n’est qu’après coup que j’ai réalisé que c’étaient bien les hormones qui m’avaient autant déséquilibrée. J’ai eu la chance de ne pas travailler pour un employeur, ce qui m’a évité de devoir aussi gérer des sentiments d’échec et de culpabilité.

Et soudain, un burn-out

Quatre de mes amies, toutes dans la cinquantaine et occupant des postes à haute responsabilité, ont fait un burn-out. Elles avaient toujours su jongler avec leurs responsabilités et gérer leur vie professionnelle et familiale sans problème. Et puis, soudain, patatras, elles se sont effondrées.

Aucune de ces amies n’a fait le lien avec la ménopause. C’était la situation au travail, un agenda surchargé ou « autre chose », mais non, ce n’était pas à cause de la ménopause.

Reconnaître ses sentiments et ses émotions

C’est là que réside le piège. Les fluctuations hormonales peuvent affecter les neurotransmetteurs dans le cerveau, ce qui peut entraîner une irritabilité, des troubles de la mémoire et de la concentration, ainsi que des problèmes de sommeil. Beaucoup de femmes perçoivent cela comme un échec personnel et continuent à avancer coûte que coûte.

D’après mon expérience, savoir qu’une telle rechute peut être liée à la ménopause est déjà un grand soulagement.

C’était la situation au travail, un agenda surchargé ou « autre chose », mais non, ce n’était pas à cause de la ménopause.

Vous n’êtes pas obligée de continuer à lutter

Il est important d’en parler au travail, même si cela peut être difficile. Si vous ne le faites pas pour vous, faites-le pour la prochaine génération. Dans de nombreux domaines, la ménopause n’est plus un tabou, mais sur le lieu de travail, elle l’est encore. Imaginez comme ce serait bien si un employeur pouvait offrir un accompagnement ou, au moins, faire preuve de compréhension.

Ne restez pas à lutter seule, cherchez de l’aide. Parlez de vos symptômes à votre médecin ou à un professionnel spécialisé, comme une infirmière-conseillère en ménopause de la VVOC. Discutez ensemble pour voir si une hormonothérapie ou un autre type de soutien pourrait vous convenir. Préparez-vous bien.

Enfin, plus que jamais, une alimentation saine et un mode de vie équilibré sont essentiels pendant la ménopause. Cela peut sembler ennuyeux, mais ralentir le rythme aide. Ne vous attendez pas à continuer comme avant. Une chose rassurante : cela ira mieux. Et ce nouveau rythme peut même s’avérer agréablement surprenant.

Qui est Wies ?

Wies Verbeek (58 ans) est journaliste, fondatrice du site BLOW.nl et autrice du livre « ’n Beetje Leuk Ouder Worden, 101 verrassende en bewezen tips ». Et elle est en plein dans la ménopause.

Vous souhaitez savoir si vous êtes en ménopause ? Obtenez une réponse immédiate.