Au début, ce n'était même pas réellement douloureux. C'était surtout irritant. J'ai donc simplement continué.
Table des matières
Lorraine (48 ans) est employée de banque, vit en couple et a deux enfants. Jusqu’à l’âge de 46 ans, elle n’avait jamais souffert de maux de tête. Pourtant, un jour, elle a soudainement ressenti une pression derrière son œil droit. Elle se trouvait alors à son bureau, au travail. Elle a d’abord supposé que cela était dû au stress ou qu’elle avait consommé quelque chose de mauvais. Cependant, il s’est avéré qu’il s’agissait d’autre chose. Quelque chose que Lorraine considérait comme étant « réservé aux autres ». Et la ménopause ? Elle n’y avait absolument pas pensé.
Pourquoi Lorraine n’a-t-elle pas reconnu son mal de tête au début ?
Au début, ce n'était même pas véritablement douloureux. C'était surtout irritant, raconte Lorraine. « Est-ce qu'un élément de mon déjeuner aurait pu être périmé ? Cela pourrait-il provoquer un mal de tête ? » Une heure plus tard, elle tenait sa tête entre ses mains. Elle ressentait une douleur lancinante qu'il lui était impossible d'ignorer. La lumière du soleil lui donnait l'impression qu'une lampe de poche était braquée directement sur son visage. Elle répondait de manière sèche à ses collègues, ce qui ne lui ressemblait pas. Elle ne se reconnaissait pas dans ce comportement.
Ce n'est qu'un mal de tête étrange
Pour la première fois de sa carrière, elle rentra chez elle en plein milieu de la journée. Les rideaux étaient tirés, et elle alla se coucher. Elle dormit pendant des heures. Lorsqu'elle se réveilla, elle avait l'impression d'avoir été percutée par un camion. « Ce n'est qu'un mal de tête étrange », dit-elle à son partenaire. Elle n'y prêta pas une grande attention.
Un peu plus tard, cela se reproduisit. Puis encore une fois. Elle n'avait jamais souffert de maux de tête. Et la migraine ? C'était quelque chose qui arrivait aux autres.
La consultation chez le médecin généraliste
À mi-chemin d’un dîner avec des amies, elle a été prise d’une nouvelle crise. Incapable de tenir le coup, elle a dû rentrer chez elle. Ce fut l’élément déclencheur qui l’a poussée à consulter son médecin généraliste. Une fois sur place, elle a découvert qu’il s’agissait de migraines et qu’elle traversait une période de transition hormonale : la périménopause. Ses hormones fluctuaient à un tel point que cela pouvait provoquer des crises de migraine.
Elle est rentrée chez elle avec un traitement contre la migraine : des comprimés qu’elle devait prendre dès qu’elle sentait une crise survenir. Ce traitement s’est révélé efficace, bien que partiellement, car il « atténuait les symptômes les plus aigus ». Cependant, elle doit prendre les comprimés à temps, ce qui n’est pas toujours aisé. Parfois, la crise survient si rapidement qu’elle ne s’en aperçoit qu’une fois qu’il est trop tard. D’autres fois, cela se produit pendant la nuit, et lorsqu’elle se réveille à cause de la douleur, il est déjà trop tard.
Ce que la migraine faisait avant tout, c'était réduire ma vie. Cela peut paraître dramatique, mais c'est ainsi que je le percevais.
Chercher ce qu'elle pouvait faire elle-même
Pour Lorraine, c'était comme si la migraine réduisait considérablement sa qualité de vie. Elle en parlait aussi bien au travail qu'à la maison. Son mari pouvait prendre le relais lorsque la situation devenait trop difficile à gérer. Ses enfants faisaient preuve de plus d'attention lorsqu'elle souffrait de maux de tête. À ce moment-là, j'ai commencé à réfléchir davantage à ce que je pouvais faire par moi-même. Elle ne s'est pas limitée aux médicaments, mais a également cherché à identifier les déclencheurs. Quand ces crises survenaient-elles ? Pourquoi ? Elle a pris note de certains facteurs, tels que le sommeil, l'alimentation et le stress. Pas de manière obsessionnelle, mais pour mieux comprendre.
Reconnaître les déclencheurs et préserver ses limites
Elle a constaté que les nuits agitées et les journées intensives ont des conséquences désastreuses. « Je dois vraiment en tenir compte. » Elle a modifié son régime alimentaire, mange de façon plus régulière et réduit sa consommation de café. Elle s’efforce de mieux respecter ses limites, bien que cela représente un véritable défi pour elle. J’ai toujours été une personne qui avançait sans jamais s’arrêter. Ce n’est plus possible de la même manière aujourd’hui. Cela exige un autre état d’esprit.
Comment va Lorraine maintenant avec sa migraine ?
Lorraine n’est pas la seule à souffrir de migraines pendant la ménopause. De nombreuses femmes sont confrontées à ce problème. « J’ai découvert qu’il s’agit d’un véritable symptôme de la ménopause. » Les choses se sont légèrement améliorées désormais. La migraine n’a pas disparu, mais Lorraine parvient à mieux la gérer et, peut-être encore plus important, elle comprend mieux ce qui se passe. « Maintenant, je me dis que j’aurais dû écouter mon corps plus tôt. J’ai laissé traîner les choses trop longtemps. » À un certain moment, le corps finit par signaler qu’il ne peut plus continuer.
La migraine peut évoluer pendant la ménopause. Cela est notamment lié aux fluctuations des œstrogènes. Ces variations peuvent provoquer des crises plus fréquentes, plus intenses ou même survenir pour la première fois. Prenez note du moment où les maux de tête commencent, de la qualité de votre sommeil et de l’influence éventuelle du stress, du café ou de l’alcool. Parlez toujours des crises récurrentes avec votre médecin généraliste ou votre gynécologue. Vous reconnaissez-vous dans le témoignage de Lorraine ? Vous vous demandez si cela pourrait indiquer que vous êtes en ménopause ? Le test en ligne sur la ménopause peut vous aider à y voir plus clair.



