Wies en vacances avec ses amies. L’une d’entre elles se fait franchement remarquer. Crise de colère, puis de larmes. Ah oui, la ménopause est un sacré coup dur pour le mental, constate Wies pour la première fois. Quelques années plus tard, elle en fait elle-même l’expérience.
Avec quatre amies pour le week-end. Ensemble à rattraper le temps perdu, à manger au restaurant et à faire de la randonnée. L’une d’entre nous a dû quitter le chalet tôt le dimanche matin. La veille, l’amie Suus a demandé : « Vous pouvez me réveiller à temps pour dire au revoir à Monique ? »
Le lendemain matin, nous l’avions oublié. À son réveil, Suus a constaté que Monique était déjà partie. Elle s’est mise en colère contre nous. Et pas qu’un peu. Elle a crié pendant 15 minutes et a fini par une énorme crise de larmes. « C’est la menopause », sanglote-t-elle, « ces derniers temps, je suis en colère contre tout et tout le monde. Je ne suis plus du tout moi-même. »
À l’époque, je n’ai pas très bien compris, mais après, quand ce fut mon tour, j’ai compris à quel point la ménopause pouvait vous affecter mentalement. Dans mon cas, cela s’est manifesté non pas tant par de la colère. Mais plutôt par du stress. Le moindre truc, c’était déjà trop pour moi. J’étais nerveuse, mais je n’ai pas fait le lien avec la ménopause parce que j’avais beaucoup de choses en tête.
Ce n’est qu’après coup que j’ai compris que c’étaient bien les hormones qui m’avaient mise dans un tel état. Heureusement que je ne travaillais pas pour un patron. Histoire de ne pas me battre avec des sentiments d’échec et de culpabilité.
Quatre de mes amis d’une cinquantaine d’années avec un parcours pro bien rempli ont souffert de burn-out. À tout moment, elles ont gardé la dragée haute et assumé leurs responsabilités sans aucune difficulté. Travail combiné à la vie de famille et patatras, elles se sont effondrées.
Aucune de ces amies n’a fait le lien avec la ménopause. Le boulot, un emploi du temps chargé ou « quelque chose d’autre ». Ben non, pas la ménopause.
Voilà ce qui est redoutable. Les hormones affectent les neurotransmetteurs dans le cerveau. Autrement dit, vous manquez d’entrain, vous avez des problèmes de mémoire et de concentration et des troubles du sommeil. Pour de nombreuses femmes, il s’agit d’un échec personnel. Elles ne cessent de le répéter. Mon expérience me fait dire que, bon an mal an, cette rechute n’est pas de votre fait, mais de celui de la ménopause. Le savoir soulage vraiment.
Le boulot, un emploi du temps chargé ou ‘quelque chose d’autre’. Ben non, pas la ménopause.
Parlez-en au travail, même si c’est difficile. Ne le faites pas pour vous, mais pour celles qui arrivent. Dans de nombreux cas, la ménopause n’est plus un sujet tabou, mais au travail, bien. Que l’employeur puisse vous guider dans cette démarche, ou au moins se montrer compréhensif, ça en vaudrait la peine, non ?
Inutile de vous battre, mais cherchez de l’aide. Insistez auprès de votre médecin généraliste ou consultez une conseillère en ménopause. Voyez si l’hormonothérapie vous convient. Soyez bien préparée.
Et last but not least, une alimentation et un mode de vie sains sont essentiels à la ménopause. Agaçant, peut-être, mais au moins la situation s’améliore. Ne vous attendez pas à être obligé (ou capable) de rester statu quo. Un seul réconfort ? Tout va se remettre en place - et de vous à moi, ce nouveau rythme est aussi très agréable.
Wies Verbeek (58 ans) est journaliste spécialisée dans les questions de bien-être et vieillissement, fondatrice du site Internet BLOW.nl et autrice du livre ‘n Beetje Leuk Ouder Worden, 101 verrassende en bewezen tips. Et… elle est en pleine ménopause.
Pendant la ménopause, vous pouvez ressentir toutes sortes d'émotions. Vous pouvez ressentir de l'irritabilité, des sautes d'humeur, des sentiments d'anxiété, des pleurs et des difficultés de concentration, entre autres. Vous pouvez également vous sentir agitée, peu sûre de vous, émotive ou morose.