Les femmes souffrant de symptômes à la ménopause peuvent envisager un traitement hormonal substitutif. Le traitement hormonal substitutif (THS) ? Un traitement temporaire qui complète les hormones sexuelles (œstrogènes et progestérone). Il peut stabiliser le taux d’hormones, réduire les fluctuations et donc aider à soulager les symptômes : bouffées de chaleur, sautes d'humeur et sécheresse vaginale.
Comment ça marche ? Convient-il à toutes les femmes ? Voici une FAQ de dix questions sur le traitement hormonal substitutif des symptômes de la ménopause.
Un corps en bonne santé vous permet de faire ce que vous voulez, sans inconfort ni carence. La ménopause peut affecter votre corps et votre esprit au point de vous handicaper. Un régime alimentaire sain, une activité physique suffisante et la relaxation ne permettent-ils pas d'atténuer les symptômes ? Vous pouvez toujours demander à un médecin de vous prescrire un THS.
Les femmes qui suivent un traitement hormonal déclarent, par exemple, qu'elles dorment mieux, qu'elles n'ont plus de bouffées de chaleur, qu'elles ont moins de douleurs musculaires et articulaires, qu'elles souffrent moins de sécheresse vaginale et qu'elles ont retrouvé de l'énergie. Le THS aide de nombreuses femmes à passer le cap de la ménopause en toute détente.
Le THS consiste à utiliser des hormones sexuelles féminines (généralement des œstrogènes et de la progestérone). La composition exacte de ces hormones dépend de la nature de vos symptômes, de vos antécédents (médicaux) et du stade de la ménopause. Il existe différentes formes d'administration :
Le mode qui vous convient le mieux dépend de votre état et de votre (vos) symptôme(s). L'œstrogène peut être administré sous la peau pour contourner le tractus gastro-intestinal et le foie. D’où moins d’effets secondaires. Les patches et les crèmes apportent en général un taux d’hormones plus régulier que les gels, mais leur absorption n’est pas forcément tolérée par toutes les femmes. Vous pouvez toujours passer à un autre mode si vous n'êtes pas contente de votre premier choix.
Le THS associe généralement les hormones sexuelles féminines œstrogène et progestérone. Les œstrogènes (œstradiol) peuvent soulager les symptômes de la ménopause. La progestérone (ou sa forme synthétique, le progestatif) qui contrôle la croissance de l'endomètre protège contre le cancer de l'utérus.
Selon des études, la progestérone pourrait intervenir dans le sommeil, la santé osseuse et l'humeur. Toutefois, elle n’est pas prise en compte dans le THS standard que prendrait une femme qui n’a pas d’utérus.
Les hormones bio-identiques ont la même structure moléculaire que celles présentes dans votre corps et agissent donc de la même manière. Avec des effets similaires, elles sont décomposées de façon identique. Les hormones synthétiques (artificielles) ont une structure biochimique différente de celle des hormones présentes dans votre corps.
Le THS peut entraîner des effets secondaires : maux de tête et nausées. L'existence et le nombre d'effets secondaires d'un THS dépendent de la substance, du dosage et de la façon dont vous y réagissez.
Le THS contient souvent de l'œstrogène bio-identique, mais vous pouvez choisir entre la progestérone bio-identique et le progestatif synthétique. L'un n'est pas nécessairement meilleur que l'autre. Le choix dépend de votre état. Impossible de savoir ce qui vous conviendra le mieux.
Non. Ne pas prendre de THS en cas de cancer du sein, de cancer hormonal, de caillots sanguins, de maladie du foie, d'infarctus cérébral, de problèmes cardiaques et de saignements vaginaux anormaux.
L'âge aussi est un facteur déterminant. Les femmes de plus de 60 ans ou dont les dernières règles remontent à plus de 10 ans sont plus à risque (risque accru de cancer du sein et de l'utérus et risque légèrement accru de maladie cardiovasculaire et d'infarctus cérébral). Pour elles, les inconvénients du THS l'emportent souvent sur ses effets positifs.
Le THS ne vous convient pas ? Alors, tournez-vous vers des médicaments sans hormones.
Oui, contre les sautes d'humeur , l’agitation ou la morosité.
Les sautes d'humeur sont causées par la fluctuation des niveaux d'hormones. En cas de fluctuation des œstrogènes, la sérotonine, l'hormone du bonheur, fluctue aussi. D’où des troubles de l’humeur.
La progestérone a aussi un effet calmant. Lorsque le taux d’hormones chute, vous pouvez vous sentir (soudainement) agitée ou morose.
Le THS peut stabiliser les taux d’œstrogène et de progestérone. D’où une meilleure humeur et le retour à la sérénité intérieure. Dans certains cas, un traitement supplémentaire, tel qu’une thérapie ou des antidépresseurs, peut être nécessaire.
La prise de poids à la ménopause est souvent attribuée à des changements hormonaux. Jusqu’à 70 % des femmes prennent du poids, soit en moyenne un demi-kilo à un kilo par an entre 50 et 60 ans.
Mais, le THS entraîne rarement une prise de poids. Autant manger sainement et faire suffisamment d’exercice, même pendant le THS. Un mode de vie sain reste toujours la base d’un corps en bonne santé.
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Un faible taux d’œstrogènes augmente le risque de maladies cardiovasculaires. Le THS peut réduire ce risque chez les femmes en périménopause ou juste après la ménopause, mais aussi augmenter le risque de maladies cardiovasculaires chez les femmes de plus de 60 ans. Les antécédents familiaux (les maladies cardiovasculaires touchent-elles vos parents ou vos grands-parents ?) et le type d’hormones ont aussi leur importance.
Il n’existe pas de consignes à proprement parler pour arrêter le THS. L’arrêt brutal ou progressif dépend de vos symptômes, des effets secondaires et de vos préférences. En général, les médecins recommandent d’arrêter progressivement le THS en plusieurs mois. Vos symptômes auront alors beaucoup moins de chances de réapparaître par la suite.
Depuis des années, les risques de cancer avec le THS font l’objet de recherches et de débats importants. Selon l’étude réalisée par la Women’s Health Initiative, réalisée il y a plus de 20 ans, le THS entraînerait un risque accru de cancer du sein et aurait des effets négatifs sur la santé.
Depuis, la recherche brosse un tout autre tableau (plus positif). Selon des études récentes, le THS est un traitement sûr et efficace pour la plupart des femmes. Les risques révélés par l’étude WHI seraient particulièrement importants pour les femmes qui commencent un traitement hormonal substitutif à un âge avancé (60 ans et plus). Une femme devrait commencer un THS peu de temps (dans les 10 ans) après la ménopause. L’âge et le contexte déterminent donc les risques.
Pour de nombreuses femmes, le traitement hormonal substitutif est un soulagement. Les symptômes diminuent et vous vous sentez de nouveau plus à l’aise. Examinez si c’est ce qu’il vous faut.